Déméneigement
dimanche 29 janvier 2006 à 01:14 (Julien Tartarin)
Étape indispensable à l'établissement de ma nouvelle vie : la délocalisation géographique du sujet. Ou plutôt la relocation, que tout rentre dans l'ordre. Prévu peu de temps après mon avant dernier billet, mon déménagement s'est déroulé hier (vendredi) et aujourd'hui (samedi) et un peu demain dimanche aussi.
Comme mon expérience valentinoise ne pouvait bien s'achever, la nature a décidé d'approuver la chose en enneigeant Valence. Et toute la France, d'ailleurs.
Vendredi mes parents sont descendus (700 km). Ils ont été bloqués 4 heures à moins de 100 km de Valence à cause de la neige, sur l'A7. Samedi matin, ce matin quoi, la première chose à faire a été de trouver un endroit pour garer le camion dans ma rue qui est semi-piétonne et pleine de commerces. On l'a donc garé devant la vitrine d'une espèce de para-pharmacie où personne ne va jamais, et qui était fermée puisqu'il était tôt.
Sa propriétaire est arrivée et nous a littéralement dit de dégager immédiatement sans quoi elle appelait la fourrière. Trop c'est trop et j'ai exprimé haut et fort mon opinion. La dame est donc allée voir la police municipale. Les flics, eux, sont gentils, ils nous ont souhaité bon courage et ont dit à la méchante commerçante de prendre son mal en patience. (Je connaissais déjà bien les flics valentinois, ils sont vraiment gentils.)
Ce détail réglé, on a pu charger le camion, aller-retours, escaliers, meubles, frigo, bazar, que du bonheur. Le tout dans et sous la neige, bien sûr.
L'étape suivante a été de ne pas rencontrer le proprio pour les papiers, il était bloqué par la neige. On passe donc à l'étape d'après.
Ensuite direction ma voiture, la pauvre petite était restée garée pendant que la neige tombait, elle était donc bien au chaud sous 30 cm de neige. Déblaiement et dé-parkage avec l'aide de deux autres gentils valentinois qui étaient de l'autre côté de la rue et qui m'ont poussé pour que la voiture ne glisse pas. Sympa.
Voilà, ça, ça nous amène à midi.
Direction l'autoroute. A7, célèbre pour ses camions, ses bouchons et ses accidents. Voire les trois en même temps. Coup de chance, l'A7 est déneigée sur deux voies et les perturbations sont soit dans l'autre sens, soit bien avant Valence. Ça fait plaisir. Du coup personne, la route est à nous malgré la neige pas loin du tout. Pause repas dans une aire vide et à peine déneigée, c'est un jour sans pour les gérants. Il en faut aussi.
Reprise de la route. Sur Autoroute FM, ils n'arrêtent pas de parler de la voie d'en face, où environ 5000 camions se suivent à 1 mètre, sur deux voies. Impressionnant.
Ensuite, que dire, pendant tout un moment il ne s'est rien passé, route déneigée, pas trop de monde, rien de particulier, jusqu'à une section de 2x2 voies qui sert de stockage pour les camions. Encore 5 km de camions, arrêtés cette fois. Pas de chance pour eux, visiblement les pompiers sont là pour le café et la soupe, mais personne ne sait qui a décidé, ni pourquoi. La chose la plus étonnante dans ce voyage, c'est qu'il y a eu de la neige tout le long. Pourtant on change beaucoup de régions, de climats et de paysages quand on va de Valence à Nantes, mais même. Comme je l'avais plus ou moins imaginé (en pensant au pire), la situation pouvait soit s'améliorer (il y a moins de neige par chez nous, habituellement), soit carrément s'aggraver (ils n'ont pas le même matériel et effectifs, du coup).
Pas manqué, plus on a avancé, plus la route était enneigée. Du coup on a fait le dernier tiers du voyage à 60 km/h sur la neige. C'est la première fois que je roulais sur la neige plus de 500 mètres et c'est marrant. Savoir que si on doit s'arrêter en urgence, même à 60 km/h, on ne peut pas, que si on oublie le virage et qu'on braque au dernier moment, on ira tout droit et que si on accélère trop brusquement, les roues partent en vrille.
Je dois avouer que j'ai pas eu l'air malin tout le temps, surtout au début sur l'autoroute à 80 sur une espèce de soupe neigeuse qu'on sait pas si ça glisse ou pas. J'aurais jamais imaginé avoir l'impression de rouler beaucoup trop vite à 80 km/h, qui plus est sur une autoroute. Mais... si.
Ma pauvre voiture s'en est tirée dans un bien sale état, j'ai épuisé mon lave glace à cause du sel, et j'ai jamais aussi peu consommé (forcément à 60 en 4ème sur 200 km...).
Bref. 13 heures au lieu de 8, de la neige de A à Z, 2 paquets de M&M's, une bouteille de Coca-Cola, un paquet de Mikado, trois paquets de gateaux, 4 pauses de 5 minutes, 700 km.

#1 Le dimanche 29 janvier 2006 à 21:25, par Julgates
Pfiou !
Merci pour tout ça quand même, on te le fera pas regretter ;)
#2 Le dimanche 29 janvier 2006 à 21:50, par Julien Tartarin
Je doute fort que ce soit possible !
#3 Le lundi 30 janvier 2006 à 21:57, par meaux loche
Et comment vont tes ordinateurs ? (Question la plus importante, le reste n'est que broutille)
#4 Le lundi 30 janvier 2006 à 22:52, par Julien Tartarin
Très bien ^^
Il faudra que je blogue un de ces jours mais le temps a accéléré depuis ce matin, c'est abusé !!
#5 Le mardi 31 janvier 2006 à 16:00, par moloch
Mais pourquoi diantre le bougre s'obstine t'il à poster TOUT les commentaires que je post, même les plus insignifiants ? (Palsambleu).
Bienvenue dans ta nouvelle ex-vie.