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Julien Tartarin, 24 ans. Mac user since 1993.

Personnel Je reprends la lecture

mardi 19 juin 2007 à 20:10 (Julien Tartarin)

7 commentaires

Lecture de geek, of course.

J'ai (re)commencé en dévorant "Concevoir et lancer un projet : de l'idée au succès" de Raphaël Cohen, repéré sur TechCrunch, qui décrit le modèle IpOp (l'Innovation par les Opportunités).

L'idée est de ne pas tout baser sur un business plan, mais plutôt sur un opportunity case : il y a un besoin non satisfait, voici comment je peux y répondre. (C'est d'après moi bien plus agréable et réaliste que : je compte drainer 20 millions de visiteurs par mois, ce qui génèrera 2 millions d'euros avec les annonces AdSense).

L'avantage de la démarche présentée ici est que la plupart des étapes permettent de déterminer si le projet est viable, si l'opportunité vaut la peine d'être saisie, si la motivation est suffisante, etc.

Je reprends aussi depuis quelques jours la lecture partielle et désordonnée de l'énormissime "Advanced PHP Programming: A Practical Guide to Developing Large-Scale Web Sites and Applications With PHP 5", à ne surtout pas confondre avec cet aperçu de la version papier de la documentation PHP qui porte très mal son nom... Je l'avais commandé sur Amazon il y a... plus d'un an et demi, mais je n'avais jamais pris le temps d'entrer dans les détails.

Les sujets abordés sont variés, il suffit de voir la table des matières pour s'en rendre compte :)

J'ai lu ce midi le chapitre "Data Component Caching" (mise en cache de données) qui explique en long, en large et en travers pourquoi il est très risqué de baser le cache sur des fichiers "normaux" dans un environnement multi-serveurs. Assez marrant de voir toutes les choses auxquelles je n'avais jamais pensé en implémentant certaines solutions de cache...

Je pense que la plupart des autres chapitres sont aussi passionnants que celui-là, en particulier tout ce qui concerne le scaling et la mise en place de distributed environments pour des applications PHP. Passionnants pour des développeurs PHP, bien sûr...

En bref, je recommande !

Personnel Google would like to converse with you

mercredi 6 juin 2007 à 21:05 (Julien Tartarin)

11 commentaires

Reçu un mail il y a quelques jours :

From: je.dis.pas@google.com
Subject: Google would like to converse with you

Première pensée, évidente : Oh, un spam !

Mais chose bizarre, comment Gmail pourrait laisser passer un spam se faisant passer pour Google ? Je vérifie donc les informations du mail. Les "détails" (c'est l'appellation des headers simplifiés dans Gmail) indiquent que le mail a été signé par Google.com.

Wow ! Je suis jaloux, je leur avais envoyé des dizaines de mails pour leur demander de supporter les signatures électroniques, ce qui par ailleurs n'est toujours pas le cas.

Intrigué, je vais carrément voir les headers complets, qui peuvent bien plus difficilement mentir... Le mail a été envoyé par un serveur *.corp.google.com, bon, c'est un vrai ! Maintenant je peux le lire :)

Son expéditrice, une chasseuse de têtes pour la Google Engineering Team, m'a "trouvé sur Internet" et souhaite en savoir plus sur moi. Elle cherche des gens ayant des connaissances approfondies en C, C++ et Java, langages que je suis très loin de maîtriser malgré quelques essais plus ou moins fructueux[1].

Bien évidemment, c'est un mail que je n'ignore pas, si demain je peux travailler chez Google à San Francisco, je dis oui... Qui pourrait refuser ça ?

J'ai donc répondu, raconté mes expériences, et obtenu un appel téléphonique. Pardon, un call[2]. Entretien téléphonique "confidentiel" avec un décalage horaire de neuf heures : tout d'abord une auto-évaluation dans quelques domaines techniques, de 0 à 10 :

  • 0, aucune connaissance ;
  • 1 à 3 : besoin d'un manuel à côté ;
  • 4 à 6 : fluent ;
  • 7 à 9 : expert, a contribué à l'amélioration du domaine ;
  • 10 : expert reconnu, qui a écrit un best-seller sur la pointe du domaine

Difficile de se donner au dessus de la moyenne avec tout ça... Ensuite, une petite série de questions, auxquelles il fallait répondre sans aide (trop facile en cherchant à côté, of course).

N'ayant pas rempli mon quota de bonnes réponses, je ne tirerai de cet entretien qu'un contact et la preuve, encore une fois, que mon anglais oral laisse à désirer...

J'en ai aussi conclu, même si ça pouvait paraître évident, que les profils recherchés par Google (que ce soit ressources humaines ou startups à racheter) sont les experts dans un domaine (quel qu'il soit). Ayant plutôt un profil polyvalent (développement, gestion de serveurs, webmastering...), ça ne pouvait pas coller !

Petits détails en vrac :

  • Je n'ai rien demandé pour travailler chez Google (en dehors peut-être d'un vague début de demande de stage il y a quelques années)
  • Après enquête, elle m'a trouvé en faisant des "Boolean searches", je me demande d'où sortent les données :)
  • Le fait que je ne sois pas fortement diplômé de l'a pas ralentie
  • Si quelqu'un est intéressé par un job @ Google, je peux transmettre, j'imagine que ça ira plus vite que par la voie classique...

Notes

[1] Surtout moins que plus, d'ailleurs

[2] C'est plus hype

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